jeudi 22 février 2007

Conspicuous


Découvrir un nouveau mot anglais est toujours une source de joie, hier matin c'était conspicuous, un adjectif qui nous manque en français. On comprendra pourquoi ce joli mot que je ne cesse de me répéter depuis hier me séduit tant avec l'exemple to make oneself conspicuous, que l'on traduit aisément par "se faire remarquer". Le latin n'est pas loin, latin dont je me suis privé par timidité (de peur de changer de classe en sixième) et je suis toujours surpris d'imaginer des mots latins venus d'Italie sautant par-dessus la France pour atteindre les îles britanniques.
Je cherche toujours un titre pour l'exposition à venir et je n'ai aucune envie de céder à la mode du titre en anglais qui admet sans sourciller la langue anglaise comme langue officielle de l'art contemporain ; Catherine Schwartz et Jean-Paul Berrenger sont d'accord sur ce point. En 1995 j'avais proposé à Alain Veinstein de titrer mon exposition dans sa galerie de la rue de Lappe : Dessiner ça ne fait pas de mal à la réalité. Après avoir approuvé il était revenu sur cette idée en arguant que c'était plus un titre pour un texte que pour une exposition. Finalement la formule avait été incluse dans le texte que j'avais écrit pour le carton d'invitation. Nous ne titrerons donc pas mon exposition : To make oneself conspicuous (Se faire remarquer), même si (s')exposer est bel et bien motivé par le désir de se faire remarquer. (Après plus de dix ans d'absence sur les cimaises, c'est bien légitime, non ?) Les deux photos sont de Sylvain Bonniol, on les reconnaît, il joue avec brio du cadrage et du flou alors que je suis un myope maniaque du net.

2 commentaires:

benoit ciron a dit…

salut claude, je ne sait exactement sur quoi porte ton expo mais je comprend ton envie d'un titre non anglais, c'est pourquoi je te propose dans trouver un italien (c'est quand même la langue de "la théorisation de la perspective") avec un sous titre français peut-etre.
"che figo con il suo mazzochio"
ou l'art de se faire remarquer.

Liaudet a dit…

Oui Sylvain Bonniol sait photographier. Et aussi mettre à l'aise car Claude Lothier en équilibriste de cirque c'est assez rare. Admirez l'artiste tenant la sphère armilaire sur sa tête. Même chez Zavatta on n'a jamais vu ça !!