vendredi 31 décembre 2010

jeudi 30 décembre 2010

Attila Csörgő aime les polyèdres

Attila Csörgő est exposé jusqu'au 23 janvier 2010 au Mudam à Luxembourg.
Allez-y.
Ensuite ce sera pendant quelques mois à Hambourg.
Allez-y.
Il n'y a pas mieux.

Glycine

lundi 20 décembre 2010

Mazzocchio annuel fondu au noir




Quelques jours avant la fin de 2010,
je voulais revenir à cette idée du début d'automne,
réaliser un mazzocchio annuel doté de 365 facettes,
histoire de boucler la boucle et tenir tout 2010 en un seul objet calendrier.
365 facettes divisées en modules de 5 ça ferait 73 modules.
(J'aime ces calculs qui tombent juste, j'avais vite vu que je pourrais envisager toutes les années, les bissextiles également : 366 = 61 x 6 - encore plus facile !)
Un peu effrayé par ce chiffre, j'ai voulu tenter des modules moins nombreux, réunissant 5 paquets de 5 jours, en voici un premier essai.
On ne verra pas la suite de si tôt car mon écran d'ordinateur est soudain devenu aveugle. Certes il n'est pas muet, il connaît encore sa chanson d'ouverture, et il sait aussi parler anglais mais son écran demeure obstinément noir.

Pour revenir à mon essai de mazzocchio calendrier, l'idéal (déraisonnable) serait de personnaliser l'année passée, que chaque facette garde en mémoire ce que fut chaque journée particulière (pour moi ?) (pour le monde ?) pleine d'événements ordinaires ou mémorables. Folle idée de mémoire totale, idée cultivée par nos machines qui proposent toutes de sauvegarder, conserver, compacter, organiser, en plusieurs exemplaires, plusieurs versions, sous des formes multiples, archives parmi lesquelles on se perd ; machines qui finalement cassent, coupent court au dessein fou de tout contenir pour toujours.

Le mieux, bien sûr ce ne serait pas ça, non, pas un mazzocchio pour lequel décembre touche à janvier de la même année, non, suivre cette idée conforme au retour des saisons, ce serait d'envisager un mazzocchio hélicoïdal jamais refermé sur lui-même.
Mais alors il serait inclassable, on ne pourrait pas le ranger, il faudrait l'alimenter régulièrement, obstinément, au fur et à mesure du passage des jours et il deviendrait vite envahissant, obsédant, épuisant...

Oui, le rangement et l'oubli ont du bon.

mercredi 1 décembre 2010

ON NE PEUT PAS TRANSFORMER UN DODECAEDRE EN CUBE

Je posais cette question le dimanche 5 septembre 2010, Jean-Jacques Dupas m'a aujourd'hui répondu et je lui en suis très reconnaissant.
Voici ce qu'il me dit :

"En fait il n’est malheureusement pas possible de transformer, par dissections polyédriques, un dodécaèdre en cube, c’est Max Dehn qui l’a démontré en 1900 ou 1901, c’est la résolution du troisième problème d’Hilbert Cf. mon article dans Tangente à ce sujet.

De même on ne peut passer d’aucun solide de Platon au Cube

Par contre on peut passer de tout solide pavant l’espace au cube et réciproquement."


Jean-Jacques Dupas


Je rappelle que c'est à la lecture d'un livre sur Léonard de Vinci par Fritjof Capra que j'avais voulu vérifier cette affirmation.

Fausse joie ?

Non, grande joie d'en savoir un peu plus.

mardi 23 novembre 2010

Anamorphose au premier rang





Facile, une fois posé le premier motif, de l'étirer en déplaçant les points de distance, et c'est l'anamorphose au premier rang, calmée dès la deuxième rangée.

lundi 22 novembre 2010

Perspectivisme



Ce matin le TGV 8009 parti de Paris Montparnasse à 8:00 pour me déposer au Mans à 8:59, voiture 5 place 77 salle haute fenêtre, carré, m'a inspiré ce motif constitué tout simplement d'une petite démonstration perspective répétée que je déconseillerais aux débutants car il ne s'agit que d'une fantaisie où je reconnais bien mon goût du jeu géométrique délibérément gratuit et ordonné et par conséquent déconnecté de la réalité de la vision perspective dont la mise à jour la plus claire possible à l'intention du plus grand nombre me tient pourtant à cœur.
Mieux vaudrait pour servir ce noble dessein revenir à l'étonnante démonstration en forme de pop-up archaïque élaborée par Abraham Bosse dans son délicieux ouvrage publié en 1665 à l'usage de tous ceux qui désirent exceller en les Arts où il faut utiliser la Règle et le Compas.
(Comme il aurait aimé Illustrator s'il n'avait pas vécu à l'époque de Louis Quatorze !)


dimanche 14 novembre 2010

Montgolfière ?



Montgolfière, c'est l'image qui est venue en reprenant ce tressage interrompu pour cause d'erreur. Et puisqu'il était décidé qu'il fallait en finir autant réduire suffisamment la largeur des rubans parallèles en sorte de pouvoir les coller sans trop de peine. Ne pas marquer les arêtes pousse le polyèdre vers la sphère et c'est bien ça qui serait magique, si la perfection matérielle n'était pas un rêve inspiré par certaines images virevoltantes, enivrantes, mais virtuelles. Je n'irai pas jusqu'à dire que la réalité est décevante. Il me faudrait juste un peu de nerf. Mais je lis des livres. Et prends des notes. Et m'emporte. M'enthousiasme. Pour des histoires de pare-brises néerlandais ou matissiens.

Montgolfière, il me faut monter au ciel en montgolfière et vérifier ce que je sais, la ligne droite de l'horizon - horizon que jamais les terriens ne peuvent regarder de haut, horizon qui en aucun cas, du haut d'un ballon, ne peut apparaître "bas" comme on peut le lire à la page 64 des Arpenteurs du Monde de Daniel Kehlmann traduit chez Actes Sud (sans doute un autre numéro de page dans l'édition de poche Babel).
Je n'ai toujours pas déterminé si l'erreur est à imputer à Juliette Aubert, qui a traduit par "Les terres incurvées au loin. L'horizon bas, le sommet des collines se fondant presque dans la brume.", les phrases allemandes : "Das in die Ferne gekrümmte Land. Der tiefe Horizont, die Hügelkuppen, halb aufgelöst im dunst."
Die vermessung der Welt.
Car enfin, ce roman qui met en scène les savants Alexander von Humboldt et Carl Friedrich Gauss, pionnier (ou inventeur) des géométries courbes, semble trop sérieusement documenté pour qu'une telle affirmation - non vérifiée - de la courbure de la terre perceptible du haut d'un ballon soit passée sous la plume du brillant jeune écrivain à succès. Me reste à lui poser la question, d'une part, et à m'offrir une ascension en Montgolfière (du côté de Fontainebleau c'est possible je crois) au printemps prochain.