dimanche 22 avril 2007

Terminé mercredi 18 avril


le projet attendait depuis 2001, finir enfin l'hélicoïde de maisons et me préparer à montrer les Faux jumeaux Zig-Zag m'a conduit à choisir de fabriquer intégralement cet édifice très habillé.

terminé in extremis mardi 17 avril


INVITATION



lundi 16 avril 2007

Collage de dessins entièrement à la main


Un dessin qui a presque dix ans lui aussi, mais qui m'intéresse toujours. Il n'y a guère que le rôti qui puisse sembler apparenté à mes volumes actuels. Mais non au fond, tout est actuel pour moi là-dedans, même si, temporairement, je me suis abstenu de dessiner avec des crayons ou des pinceaux. Je peux dater à la forme des lunettes brandies que cette fantaisie date d'avant 99. Saurais-en encore en faire autant ? A voir.

L'écran du Macintosh


Grand dessin de 1998


Tous les jours je dis que c'est le lendemain que je termine enfin mon hélicoïde de maisons ; cette fois c'était sans compter sur l'attrait du transfert technologique d'un grand dessin de 1998 composé avec ClarisWorks et imprimé sur 18 formats A4. Scanner, nettoyer, contraster, raccorder, sont des activités captivantes quand il s'agit de faire revivre une image dont je me remémore assez bien les détails.

Coqueret alkékenge


Au moment de tenir mes maisons dans la main gauche pour encoller au pinceau les pattes d'encollage, leur fragilité à l'écrasement me fait parfois penser au Physalis, ou Coqueret Alkékenge, plus communément encore appelé Amour en Cage. Mais je ne place pas de petite boule orange au coeur de la cavité.

dimanche 15 avril 2007

Etoiles filantes ou réacteurs ?

Plus noir


Badminton est un nom plus approprié pour celui-ci que pour celui d'hier sans doute.

vendredi 13 avril 2007

Jubilation technologique rétrospective




Je me souviens de ma très grande joie à la réalisation en Clarisworks de ces quatre pommes qui m'avaient demandé deux heures trente cinq de concentration environ le lundi 26 février 1996. Je possédais depuis quelques semaines mon premier ordinateur acheté d'occasion à Antoine Desjardins et j'avais immédiatement dessiné à l'écran tout en continuant mes dessins quotidiens dans un album Sennelier rouge et dans mes pages qui devenaient un livre à la fin de chaque mois. Ce ne sont pas les pommes que j'ai redessinées à l'aquarelle et au tire-ligne mais un portrait de Brice, chanteur.
Aujourd'hui je suis grandement étonné et ravi que le vieux Powerbook fonctionne encore ainsi que l'imprimante StyleWriter II, je peux donc imprimer tous les dessins réalisés en quelques années avec l'outil qui m'a permis d'entrer dans la modernité et les scanner pour les transporter un peu plus loin.

lundi 9 avril 2007

Mon voeu


On m'aura démasqué, mon voeu avoué est de voir mes édifices de papier convoiter le voisinage des folles constructions des perspectivistes auteurs de traités édifiants.
Le précieux livre de Pierre Descargues sur Les Traités de Perspective est ouvert ici aux pages 54 et 55 sur Wentzel Jamitzer (1508-1585).

Un monument d'anniversaire pour Paolo Uccello toujours vivant


J'ai appris ce matin dans une biographie en italien sur Paolo Uccello, le mot cospicuo qui m'a illico rappelé l'anglais conspicuous. Considérable me dit mon Dizionario Garzanti mais aussi, influent, important, et encore visible, évident.
C'est donc bien ça.
Si l'on en croit les livres Paolo Uccello est né en 1397 - je m'occuperai le jour où j'en aurai le loisir de lui fournir un mazzocchio célébrant ses 78 années d'existence terrestre - en attendant, si mes calculs sont bons, voici un possible monument commémorant son 610ème anniversaire de naissance (j'ignore le jour exact).

Contrecollage


L'objet n'est pas nouveau, il a un an environ, la photo agrandie ne me plaisait pas, trop grise ; je voulais tenter un contrecollage sur carton et un découpage. Je n'avais pas prévu de laisser une telle marge de fond, tracée à grands traits de cutter pour préparer l'encollage. L'an dernier, j'appelais cette chose "colonne sans fin véritablement sans fin" ; quelqu'un, depuis, m'a fait remarquer qu'elle n'était pas tellement colonne. Il apparaît surtout qu'il s'agit d'une hybridation d'héritages entre les mazzocchi d'Uccello et les colonnes sans fin de Brancusi. Je vais avoir un problème de classement.

dimanche 8 avril 2007

Rivaliser


On peut compter au nombre des mobiles le désir d'en faire autant. Longtemps le mazzocchio est resté la figure légendaire à laquelle il ne me venait pas à l'idée de m'attaquer jusqu'à ce beau jour de 2005 (lequel ?), je ne sais plus exactement par quel cheminement, peut-être après l'interrogation sur le nombre de faces de certains châteaux d'eau polygonaux des Becher qui m'avaient conduit à des constructions gratuites et repliables à volonté. Mon pauvre premier mazzocchio souffrant de ne pas être fixé en volume il m'avait bien fallu admettre la nécessité de produire enfin des volumes non repliables. Adieu la position théorique qui voulait prendre appui sur un refus radical et définitif de tout corps volumétrique non escamotable et admettre uniquement toutes sortes de volumes générés par des pliages. D'autres règles ont pris le relais qu'Uccello n'avait pas prévues et notamment celle des anniversaires. Il me trotte dans la tête depuis les derniers jours de réaliser en hommage à Paolo un mazzocchio dont le nombre de faces comptabiliserait son âge. J'ai d'abord pensé à son âge maintenant, son âge infini, 610 ans puisqu'il semble être né en 1397. On a le droit de rire de cette prétention. Comment envisager sérieusement la réalisation d'un mazzocchio de 610 faces ? Plus simple se présente l'idée d'un mazzocchio célébrant les 78 années de vie du maître ancien : 78 = 13 modules de 6 facettes, ce qui constituerait un modèle très conforme aux dessins connus. Si j'en avais le temps je calculerais quand même combien de mazzocchi réalisés pourraient totaliser la somme de 610 et j'envisagerais peut-être une colonne de ces volumes superposés, dessinés en perspective même, érigés en monument admiratif et reconnaissant. Une autre idée (mais elle est peut-être mauvaise) consiste à imaginer scanner une reproduction du dessin de mazzocchio possédé par Le Louvre et d'en appliquer l'effet aux faces imprimées par mes soins.

Mais ceci nous amène à cette image d'un mazzocchio réalisé par David Liaudet en linogravure à partir d'un dessin en perspective rigoureuse du mazzocchio dédié au cinquantième anniversaire de Gabriel (ainsi qu'au mien) (mais tout cela, déjà, date) (si j'étais fou j'entamerais d'ores et déjà la version 51, qui est possible) (heureusement que tous les âges ne sont pas faisables) (il est déjà inenvisageable de consacrer tout son temps à la confection des mazzocchi de tous les âges possibles pour les tenir prêts et parer à toute éventualité) (l'idée on le voit serait prête à l'emploi) (mais pourquoi pas répondre à des commandes) (oui, pourquoi pas).

samedi 7 avril 2007

L'épreuve du temps


Après quelques hésitations compréhensibles j'ai finalement opté hier pour l'encadrement de ces quatre dessins exécutés l'été 96 (plus certainement que 97) (on vérifiera) (je n'avais pas alors encore été happé tout entier par la machine). Chaque dessin mesure cinquante centimètres de côté et on pourra les assembler selon toutes les combinaisons possibles (je n'en ai pas calculé le nombre et toutes ne sont peut-être pas aussi agréables à l'oeil). Il me satisfait d'être en mesure de faire peser dans l'exposition prochaine à la galerie du Bellay (Mont Saint-Aignan, sur une des hauteurs de Rouen, autobus numéro 8 depuis la gare, arrêt de bus galerie du Bellay) cet exemple de ma manière manuelle, ma manière crayon de couleur, ma manière organisation de l'espace, ma manière fidélité à l'objet, à laquelle je tenais énormément et qui pourtant s'est dissoute avec l'avancée des séductions nouvelles. Chaque fois que j'ai sorti ces dessins du carton pour les montrer (pas si souvent) je me suis dit que si je reprenais les crayons ce serait pour renouer avec cette veine. Plus récemment j'ai plus précisément dit être assez jaloux de ces dessins que je savais faire autrefois. Encore plus récemment, j'ai annoncé, à suffisamment de personnes (d'importance) pour que ça devienne une affirmation décisive, que j'allais refaire des dessins aux crayons de couleur. (Ou au moins à la main.) Reste à le prouver.

mercredi 4 avril 2007

Kate Blacker


Rouen, Aître Saint-Maclou, 17h-18h
Sylvain Bonniol heureusement, quand il est à son viseur, ne se laisse pas distraire par rien ni personne.
J'étais tout de même un peu gêné de ne présenter à Kate que des mazzocchi inaboutis, il me faudra remédier ultérieurement à cette situation.

Macule


Séduit par les effets de superposition non voulus et la matière translucide du papier j'ai eu le temps de capter numériquement une grande quantité de souvenirs d'images de mazzocchi flottants pendant les préparatifs du photographe officiel. Ce qui me séduit bien entendu c'est que de tels flottements et mélanges ne peuvent pas être conçus par un esprit orthogonal comme le mien.

Philippe Martin



Mardi 3 avril, Rouen, 16h-17h
Conformément à son idée du 14 février Sylvain a fait un premier cadrage de Philippe Martin à travers la vitre de l'atelier de gravure de l'école des Beaux-Arts en compagnie de la macule qui a servi au calage du tirage de mon grand format (120 x 160) réalisé par Philippe. On voit sur les photos suivantes l'énorme machine qui permet de telles prouesses. Mais on n'imagine pas les efforts physiques et déployés par les personnes chargées de faire tourner les roues aussi régulièrement que possible dans la plus grande concentration.

Gabriel Jean-Joseph



Nogent-sur-Marne, mardi 3 avril, 10h30-12h
Je crois savoir que c'est à l'occasion du cinquantième anniversaire de Gabriel qui me précède en âge de 72 jours (tous les ans depuis 1990) que j'ai eu l'idée du mazzocchio d'anniversaire. On n'exigera pas le purisme qui voudrait que la photo soit faite pile le jour J. Je me repose entièrement sur la maîtrise du cadrage de Sylvain (Bonniol), qui sait voir. Pendant ce temps je peux jouer avec mon Minolta. Il n'y a guère que Gabriel qui soit contraint de ne pas faire de photo en cette occasion puisqu'on voit que Florence, elle aussi s'y est mise.

lundi 2 avril 2007

L'erreur était HUMAINE pas MACHINALE




J'incriminais à tort l'imprimante, et j'avais décrété que rechercher la cause de l'erreur serait une perte de temps : double aveuglement. (Ben voyons, mieux valait foncer tête baissée !)
Je me suis appliqué pour rien dans le montage de mes petits modules aujourd'hui et ce n'est évidemment qu'au dernier moment que je me suis aperçu, ravalant mes sanglots, qu'encore une fois, ça ne collait pas.
Il faut croire que ça rafraîchit les idées car d'un coup j'ai eu l'éclair de lucidité qui m'a fait mesurer la diagonale fautive. (Le pire c'est que j'avais cru agir avec méthode au moment du dessin mais j'ai omis de vérifier, trop confiant, trop pressé, trop impatient.)
Que faire quand on n'a plus le temps de remédier à la situation ?
Bien obligé d'en tirer un petit peu de spectacle. La faute fait causer.

Si ça continue


Je déteste avoir l'impression de dépendre d'une imprimante, si ça continue demain on photographiera K. B. avec sur les bras un amoncellement de modules incapables de se serrer les uns contres les autres convenablement pour former l'idéal ordonnancement qui seul peut prendre nom mazzocchio. Le mot anglais huddle est-il approprié pour désigner cet amas dont je ne savais pas qu'il illustrerait mon échec à l'heure de le photographier. Et l'idée si souvent proférée et qui sans doute paraît moderne que l'artiste sait tirer profit des accidents m'exaspère encore plus quand le temps semble me manquer. L'idée qu'une belle photo pourrait servir de contrepartie consolatrice me semble tellement cousue de fil blanc ; et d'aucun avantage.