dimanche 30 septembre 2007

New York


Cette image de New York a été écrite par Claude Simon dans Le Jardin des Plantes.
Je l'ai découverte au gré d'une libre pérégrination dans mon Pléiade offert l'an dernier par Françoise Wouts pour mes cinquante ans. Depuis dix ans que Luc Vezin m'a fait découvrir cet auteur, je n'ai lu entièrement que Leçon de Choses. Si je suis revenu à Claude Simon à la fin du mois d'août c'est par le biais d'un autre auteur, W. G. Sebald, dont un exemplaire d'Austerlitz m'avait été offert en février par Kate Blacker qui en le lisant (en anglais) avait pensé que ce livre était pour moi. J'ai dévoré Austerlitz en deux jours et ai commandé d'autres livres du même Sebald qui insérait toujours des photos dans ses textes.
La semaine dernière j'ai beaucoup aimé Cochon d'Allemand de Knud Romer.
La lecture qui requiert depuis une semaine toute mon attention est plus lente car en anglais et je cherche tous les mots inconnus dans mes dictionnaires : Call me by your name, par André Aciman.
J'ignore à quel moment je pourrai revenir à Le Route des Flandres de Claude Simon et j'aimerais être capable de lire avec la même attention tous les livres que je désire.
J'ai été ravi de voir paraître en collection de poche Extrêmement Fort et Incroyablement Près de Jonathan Safran Foer que j'avais découvert tout seul l'an dernier et que j'avais lu en anglais avant sa traduction en français. J'en ai déjà racheté un exemplaire hier pour l'offrir aux Rizos qui croient que mon rêve aurait été de devenir architecte.

Merci à Abraham Bosse



On pourrait croire que les vacances s'éternisent, que mon silence vaudrait pour abandon, que je n'ai rien fait depuis près de deux mois, alors que j'ai fait récemment, grâce à la requête de Céline Flécheux, une découverte géométrique fascinante, en observant enfin attentivement des gravures d'Abraham Bosse reproduites dans le catalogue de l'exposition de la BNF d'il y a trois ans.
La construction perspective inscrite dans un rectangle ou dans un carré permet de découper ce rectangle ou ce carré, selon la moitié, le tiers, le quart, le cinquième, le sixième, le septième, le huitième, le neuvième, le dixième, le onzième... successivement, rigoureusement et infailliblement (sans fin). Cela fait trois semaines que ce constat jubilatoire me laisse ébahi ! Comment se fait-il qu'une démonstration aussi importante soit laissée dans l'ombre ? Je n'ai pas tout à fait fini de comprendre le pourquoi du phénomène mais cette capacité géométrique du tracé perspectif ne peut que raffermir mon amour de la perspective.
On m'objectera que le schéma fourni ici manque de clarté et on n'aura pas tort, j'ai juste voulu superposer (pour voir) toutes les trames obtenues jusqu'à la division en 11. S'il se trouve parmi mes visiteurs que mon silence n'a pas découragés quelque géomètre avisé qui me renverrait à la règle qui explique tout, je serais enchanté.
Il y a trois ans j'avais quelques semaines durant été préoccupé par la règle qui permettrait de diviser en neuf (trois fois trois), sans mesurer, un carré en perspective, (pour, par exemple, dessiner un Rubik's cube) cette découverte me donne une merveilleuse solution.